Ateliers ouverts le 5/6 et le 12/13 Mai à Strasbourg et ses alentours...
Comme tous les ans au mois de mai, les artistes décident d'ouvrir la porte de leurs ateliers au public. Vous pouvez aller à la rencontre des artistes: sculpteurs, peintres, photographes, vous verrez même des projections nocturnes dans les vitrines du centre ville. Plus de 400 artistes dans 200 ateliers, 97 ateliers à strasbourg, 10 à Colmar, 10 à Mulhouse, 39 dans le Bas-Rhin, 39 dans le Haut-Rhin il y en a pour tous les goûts. Plus de 30 000 visiteurs sont attendus.
C'est le rendez vous incontournable du mois de mai, pour plus de renseignement www.ateliersouverts.net
Grande rétrospective de Sigmar Polke au Musée Frieder Burda à Baden-Baden
Baden-Baden. Sigmar Polke est un des artistes allemands contemporains les plus connus sur le marché globale de l’art. Du 3 février au 13 mai 2007, le Musée Frieder Burda lui consacre une rétrospective exclusive – la première depuis longtemps. Sous le titre „Polke – une rétrospective. Les collections Frieder Burda, Josef Froehlich, Reiner Speck“ cette grande exposition présentera plus de 170 travaux en regroupant ces trois importantes collections de Sigmar Polke.
Les 60 tableaux de grand format et plus de 110 travaux sur papier exposés permettront une vue représentative sur l’œuvre de cet artiste né en 1941 et domicilié à Cologne, qui a toujours aimé à explorer les styles, les thèmes et les matériaux.
Götz Adriani, commissaire de la rétrospective, sur l’exposition: „Grâce aux efforts combinés de ces trois collecteurs congéniaux qui résultait au regroupement de leurs collections, le Musée Frieder Burda est aujourd’hui apte à présenter toute l’ampleur de la création artistique de Polke.“ L’exposition à Baden-Baden comprend une période de plus de quatre décennies.
Images tramées
Lors qu’il était toujours étudiant à la Kunstakademie de Düsseldorf, Polke, avec son condisciple Gerhard Richter et autres, fonde le „réalisme capitaliste“, réponse ironique à la doctrine officielle de l’art dans les pays de l’Union Soviétique, dit „réalisme socialiste“, et à l’art pop, issu de l’imagerie consommatrice du monde capitaliste.
C’est aussi à cette époque-là – le miracle économique allemand bat son plein! - que Polke développe les premières images tramées, interprétant les promesses médiatiques glorifiant consommation et loisir. En agrandissant les imprimés et en les transférant sur des toiles, il isole les points tramés et leur attribue une importance prioritaire par rapport aux motifs originaux des imprimés. Ainsi, les deux tableaux „Freundinnen“ (amies) et „Intérieur“ de 1965 et 1966 gagnent un caractère quasiment abstrait d’une qualité énormément ornementale.
Les productions graphiques de cette époque, ou Polke expérimente avec la combinaison de motifs spectaculaires et ambitieux, dessinés avec un simple stylo à bille sur du papier de qualité inférieure, produisent un effet pareillement désillusionnant. Une autre manière de dévoiler la réalité se manifeste dans le choix de techniques de dessin simplistes à première vue et le recours aux titres banales comme dans les tableaux „Warum nicht baden?“ (Pourquoi ne pas prendre un bain?) de 1963 et „Sekt für alle“ (Du champagne pour tous) de 1964.
Tableaux sur tissu
Parallèlement, Polke découvre les tissus imprimés comme support de tableau. Il élève un produit de masse de qualité inférieure et en fait un élément substantiel de la grande peinture: Ainsi, dans „$-Bild“ de 1971, la bordure ornementale du tissu de décoration représente le fond devant lequel bougent les figures, et dans „So sitzen Sie richtig“ (Assieds-toi correctement) de 1982, une variété de multiples tissus et de références aux toiles de Francisco Goya et Max Ernst forment un collage riche de pointes.
Tableaux de peintures coulées
Pour introduire un moment télépathique et para-psychologique dans ses tableaux, Polke verse de la peinture de dispersion sur le tissu et la fait couler, comme par exemple dans „Stühlerücken“ (déplacement de chaises) de 1981. Depuis les années 80, il utilise des matières empruntées à la photochimie dans sa peinture et crée des tableaux qui changent selon la lumière et la température.
Tableaux de laques
Un dernier climax de cette peinture expérimentale, dit aussi „alchimique“, représentent les tableaux de laques que Polke invente au milieu des années 80. Polke verse jusqu’à huit différentes couches de laques sur son support de tableau allongé, qui consiste en simple tissu de décoration synthétique fixé sur un cadre. Ainsi, le tableau gagne une dimension transparente et mystérieuse et laisse luire à travers la construction du cadre, comme dans „Gangster“ de 1988 ou „Weißer Raum“ (espace blanc) de 1994, où le quadrillage du cadre entre en correspondance troublante avec le dessin du tableau. En outre, il expérimente avec des colorants qu’il disperse entre les couches de laques, comme dans „Triptychon“ (triptyque) de 1996. Ceux-ci produisent tout un spectre de couleurs luisantes, évoquant de multiples associations figuratives.
La première rétrospective de Sigmar Polke „Bilder/Tücher/Objekte“ (tableaux/tissus/objets) a eu lieu au Kunsthalle à Tübingen en 1976. Cette exposition, qui présentait l’œuvre complet du jeune artiste – Polke avait 35 ans! - crée entre 1962 et 1971 et l’enregistrait chronologiquement, fut grande sensation à l’époque.
Götz Adriani sur Sigmar Polke: „Grâce aux expositions à Rotterdam, Zürich et Paris, Polke devenait un des protagonistes de la scène de l’art international dans les années 80. Depuis ce temps-là, il a toujours occupé cette position exclusive parmi les artistes mondialement connus. On trouve ses oeuvres dans les grands collections et musées, ils ornent le Parlement allemand au Berliner Reichstag. Le Museum of Modern Art à New York, instance compétente incontestée en ce qui concerne l’art moderne, lui avait consacré – comme un des premiers artistes allemands! - une exposition des travaux sur papier de Polke à ses débuts. Polke, avec ses condisciples Beuys, Richter, Baselitz et Kiefer, a su rétablir la bonne réputation de l’art allemand. Depuis Dürer, Holbein le cadet et Adam Elsheimer au début du 17ème siècle, aucun artiste pouvait se réjouir d’une telle résonance de son vivant.
Parallèlement à l’exposition Polke – une rétrospective: les collections Frieder Burda, Josef Froehlich, Reiner Speck paraît un catalogue avec une introduction de Götz Adriani et une interview détaillée avec Götz Adriani, Frieder Burda, Josef Froehlich et Reiner Speck. Hatje Cantz Verlag, 192 pages, environ 185 images colorés, € 28,00.
Information générale:
Polke – une rétrospective: les collections Frieder Burda, Josef Froehlich, Reiner Speck. Musée Frieder Burda, 3 février 2007 au 13 mai 2007
Museum Frieder Burda
Lichtentaler Allee 8b, 76530 Baden-Baden, www.museum-frieder-burda.de
Tél.: 07221-398980, fax: 07221-3989830
heures d’ouvertures:
Mardi à dimanche 11 à 18 heures, lundi fermé
Perspectives: Warhol, Rauschenberg, Twombly, Kiefer
25 mai au 7 octobre 2007. La collection Erich Marx à Baden-Baden.
Loft Galerie: nouvelle galerie d'art contemporain en ligne Loftgalerie.com

Loft Galerie est un site de vente et de promotion de l'art contemporain sur Internet. Outil de communication et de diffusion universelle sans limite, son utilisation paraissait incontournable à plus d'un titre: la découverte originale des arts contemporains, faire voyager la création sans frontières, diffuser et promouvoir différemment avec les méthodes actuelles, et acheter en ligne.
Première du genre en Alsace, Loftgalerie.com est née de rencontres innatendues, de l'intelligente mise en commun du savoir-faire et de ressources humaines et artistiques riches, variées et complémentaires.
Son originalité à très vite séduit: Ewa Bathelier (artiste peintre) et Bernard Abtey (sculpteur) ont adopté le concept encore couhé sur papier, un gage de soutien de la part d'artistes reconnus.
Passionnée d'art contemporain depuis tujours - née d'un père collectionneur - , l'initiatrice de Loftgalerie.com s'enthousiasme pour les artistes d'aujourd'hui et se plaît à découvrir leurs vies et leurs talents.
La naissance de ce site pas comme les autres s'explique par la conjonction de trois facteurs aussi innocents que révélateurs:
- un anniversaire tout d'abord, pour lequel une liste-cadeaux est créée dans une galerie d'art.. Surpris, les invités fédèrent et apprécient ce moyen efficace et original d'offrir une oeuvre.
- et puis il y a un voyage à Cape Town: un galeriste propose ses oeuvres sur écran plasma avec une livraison à domicile assurée: ce moyen de diffusion d'oeuvres d'art l'a immédiatement séduite.
- enfin, liée d'amitié avec un conseiller en communication interactive ayant la même sensibilité artistique qu'elle, de longues conversations et échanges de points de vue feront naître ce projet.
Désormais Loftgalerie.com compte 14 artistes, Alain ANTOINE, Bernard ABTEY, Ewa BATHELIER, Charles BUISSON, Klara BECK, Philippe BRUNETEAU, Eric FIOL, Samuel GERARD, Katia KRIEF, Marie LAMARCHE, Samten NORBU, Ayline OLUKMAN, Serge TOLEDANO et VANLUC. Les oeuvres passe de l'abstrait et conceptuel à de l'art graphique, du noir et blanc, des matières et couleurs, de la sculpture et de la photographie d'art.
Si vous ne savez pas quoi offrir à un de vos amis pour son anniversaire, que vous voulez redécorer votre appartement avec de nouvelles oeuvres d'art ou que vous voulez ajouter des tableaux à votre liste de mariage n'hesitez pas à aller sur www.loftgalerie.com pour acheter vos oeuvres d'art.
Pareil, si vous avez un don pour l'art, la photo ou la sculpture ou toute autre forme d'art pourquoi pas vous faire connaître sur www.loftgalerie.com qui a déjà plus de 10 000 visites depuis son ouverture le 15 décembre.
Exposition Assorted Cocktail, de Martin Parr à la Rotonde1 à Luxembourg:

L'année 2007 est marquée par l'année culturelle au Luxembourg. Martin Parr - Assorted Cocktail ouvre le cycle d'exposition de la Rotonde 1 à Luxembourg. Le photographe britannique est le comissaire de cette exposition qui comprend des séries photographiques des années 1983 à 2006, ainsi que 10 photographies de la ville de Luxembourg prises pendant la semaine d'inauguration de Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007.
Cette exposition est divisée en onze thèmes de photographies différentes:
- "Last Resort, 1983/1986", ces photographies montrent la New Brighton contemporaine: une station balnéaire urbaine dégradée mais encore pleine d'animations.
- "Bored Couples, 1990/1993", cette série de photos fut prise pour interroger la véracité du titre. Ces couples s'ennuient-ils vraiment?
- "Small World 1989/1994", avec ce thème Martin Parr étudie le phénomène de l'essor croissant du tourisme mondial.
- "Common Sense, 1995/1998, voici une minutieuse étude de la société de consommation et du gaspillage.
- "Think of England, 1995/2003", c'est un essai photographique amusant, très arrêté dans ses opinions et gentiment satirique sur l'identité de l'Angleterre. Cette collection d'images aux couleurs saturées contribue au débat sur ce que signifie "être Anglais".
- "Think of Germany, 1996/2002", à l'occasion de plusieurs voyages, Martin Parr explore, sur un certain nombre d'années, les clichés de la vie en Allemagne.
- "Phone Project, 1998/2001", Martin Parr observe l'utilisation du téléphone mobile dans de nombreux pays.
- "Knokke le Zoute, 2002/2003", ici est dépeint le mode de vie et les habitants de la ville côtière belge de Knokke.
- "Glasgow, 2004", un projet documentaire sur les localités et les gens qui vivent le long de la route A8 à Glasgow. Ce travail a été commandé par John Mc Alsen pour ses séries dans le JMP Journal.
- "Mexico, 2002/2003", exploration photographique du langage visuel du Mexico d'aujourd'hui cette série montre le choc des cultures sur les trottoirs de la ville, entre le catholicisme originel et les stigmates du consumérisme mondial.
- "Luxembourg 2006", Cette série de dix photographies nous plonge au coeur du Luxembourg durant la semaine de la fête d'ouverture de la Capitale Européenne de la Culture.
Bernard Plossu au MAMCS jusqu'au 27 Mai 2007 : "Retrospective 1963-2006"

Bernard Plossu naît en 1945 à Dalat, au sud du Vietnam. En 1958, il accompagne son père au Sahara pour un voyage initiatique où il réalise ses premières photographies au "Brownie-Flash". Il fait ses études à Paris et fréquente la cinémathèque où il découvre les classiques et la Nouvelle Vague. En 1965, il vit au Mexique et réalise son premier livre "Le voyage méxicain" préfacé par Denis Roche. Des voyages se succèdent en Inde, Afrique Sahélienne, etc... et des rencontres, notamment avec des écrivains: Henry Miller, Michel Butor, Robert Creeley... En 1977, il s'installe au Nouveau Mexique, USA. En 1985, il retourne vivre en Europe.
Le Musée d'Art Moderne et contemporain de Strasbourg présente dans une rétrospective une centaine de photographies réalisées depuis ses débuts en 1958 jusqu'à ces derniers travaux.
Bernard Plossu insufle à ses photographies un rythme qui est celui de la respiration du pas du marcheur: rapide et fougueux lorsque tout se bouscule devant son regard attentif, lent et posé quand l'émotion a besoin de réflexion. D'après Bernard Plossu la photographie est un geste nomade:"La photographie est un geste nomade parce que le photographe voyage souvent, mais non parce qu'il n'a pas forcément besoin de voyager pour photographier et voir. Chez moi, je peux voir la table de nuit à mon réveil, ou bien la lumière qui tombe sur le désordre des papiers sur mon bureau."
Une exposition pleine de moments volés, que des instants de bonheur, un peu d'air frais dans la journée.
David Geiss, Vues d'ailleurs

Le café bar l'Artichaut organise à maintes reprises des expositions, cette fois ci c'est la photographie qui est à l'honneur, avec les périples de David Geiss. Photographe aux DNA David Geiss avait réalisé en 2002 un reportage sur Madagascar. Les tirages sont en noir et blanc en grand format, c'est une série de portraits de travailleurs malgaches dans la ville portuaire de Mahajanga. Cette exposition que David Geiss a nommé "Regards à hauteur d'homme" est une "mise au point sur Madagascar sans autre prétention que de porter son regard à hauteur d'homme. Simple question de respect" explique-t-il. Pour completer cette série de photos on retrouve un ensemble de photos en couleur sur un voyage: "les instantanés en couleur retracent eux une dérive vers l'Ouest. De l'art de se perdre au Mexique, à Tahiti ou en Californie pour mieux capter ces instants de vie".
Pour tout ceux qui ont envie de voyager en prenant un bon café ou un thé, accourez à l'Artichaut, 56 Grand Rue pour admirer jusqu'à fin février de belles photos avec un cachet indéniable.
Rouault " Forme, Couleur, Harmonie"

Le musée d'Art Moderne a décidé de monter une exposition qui a pour but de mettre en lumière l'ensemble des recherches artistiques de Georges Rouault.
L'exposition couvre la totalité de sa carrière de la fin du XIXe siècle, avec les tableaux qu'il réalisa durant son apprentissage dans l'atelier de Gustave Moreau jusqu'à l'exposition chromatique des peintures des années 1950. On retrouvera toutes les techniques que Rouault employait : aquarelles, céramiques, gravures, livres et peintures à l'huile. Une partie de l'exposition est consacrée à ses différentes oeuvres inachevées qui permettent de mieux comprendre les différentes étapes du travail de ses oeuvres.
Cette exposition plaira surement aux grands connaisseurs et amateurs de Georges Rouault c'est un style d'art très particulier. Par ce temps morose d'hiver, personnellement je préfère une exposition plus gaie et colorée.
Avis aux amateurs de George Rouault, l'exposition est très conséquente, en effet des centaines d'oeuvres sont venues de musées prestigieux et de collections privées.
Severine Hubard: invitation à une reconstruction mentale des espaces.

Les constructions de Séverine Hubard allient le monumental à l'éphémère. Depuis 1999 Séverine Hubard a réalisé de nombreuses installations en France et à l'étranger, qui témoignent de sa concéption du travail artistique comme "création de dispositifs de matérialisation et de dématérialisation". Ses constructions peuvent changer du a l'activité des visiteurs. L'exposition a lieu au CEAAC 17 rue de Rosheim jusqu'au 18 février.
L'illustration c'est mon Dada!!!

L'exposition dessins croisés qui a eu lieu à la Chaufferie en 2006 était la première à explorer les rapports qu'entretiennent l'illlustration et l'art. Avec L'illustration c'est mon dada, il s'agit d'observer l'illustration sous un autre angle, depuis la perception qu'un certain nombres de personnes ont d'elle, à savoir un certain nombre d'auteurs ou lecteurs. Cette exposition a pour but d'essayer de trouver les livres qui ont pu bousculer nos vies, grâce à l'aide de l'administration de l'Ecole supérieure des arts décoratifs et der personnes venues de l'extérieur. La question a laquelle cette exposition tente de répondre est "Quelles sont les images, les affiches, les livres qui nous ont le plus dérouté ou changé?" Pour les amateurs d'illustration allez voir cette exposition nous replonge dans des moments de notre enfance. Elle a lieu à la Chaufferie au 5 rue de la Manufacture, jusqu'au 11 Mars.
ON/OFF Exposition au Casino du Luxembourg
Cette exposition qui a eu lieu au Casino à Luxembourg est une exposition en trois volets qui se penche sur l'utilisation de la lumière comme médium artistique. La lumière électrique a été adoptée comme matériau artistique à partir du milieu du 20e siècle. Depuis, les artistes n'ont cessé de l'utiliser, de façon parfois surprenante et détournée, pour ses qualités physiques et poétiques.
Les artistes contemporains: John Armelder, Lilian Bourgeat, Hsia-Fei Chang, Jacques Charlier, Christian Cordes, Simone Decker, Jean-Jacques Dumont, Carsten Höller, Jenny Holzer, Ann Veronica Janssens, Peter Kogler, Mirscha Kuball, Ruth Schnell, Marie Sester et Michel Verjux, jouent avec la lumière pour créer des univers magiques et féeriques mais aussi des univers plus inquiétants.
Pour On/Off, le Casino de Luxembourg abritera une quinzaine d'oeuvres de lumière en mouvement, en partie spécialement conçues pour l'occasion, métamorphosant l'édifice en un champ de rayonnement artistique intense et perturbant à la fois.
Cette exposition est accessible à tous, on passe d'une salle qui nous rappelle Hong-Kong, à une salle ambiance discothèque avec que des boules à facettes, puis on se retrouve dans une salle bien plus trash... Cette exposition à également un côté ludique le visiteur déclenche lui même certaines oeuvres d'art. Dans une des salles un rond de lumière vous suit lorsque vous marchez.
Pour les amateurs d'art contemporain n'hésitez pas à aller voir cette exposition qui sort de l'ordinaire, elle à lieu jusqu'au 25 février.
Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain - Rue Notre Dame - Luxembourg
Le travail de Carsten Höller porte sur le comportement humain et demande souvent la participation du spectateur. Le parcours en forme d'Y, encadré de miroirs qui le prolongent visuellement jusqu'à l'infini, laisse au visiteur le choix de la sortie mais le conforte aussi à un spectacle.
John Armleder a transformé l' "Aquarium" du Casino Luxembourg en caisson lumineux en y installant une double rangée de douze sphères miroitées, éclairées chacune par deux spots. Peu perceptible pendant le jour, le jeu de lumière prend toute son ampleur pendant la nuit, évoquant la fête et le plaisir des rencontres, dont l'ancien Casino de Bourgeois était un haut lieu depuis ses origines. Cet artiste, qui avait fait ses débuts dans le mouvement Fluxus, s'appuie sur les principes du minimalisme et de l'art conceptuel pour créer des oeuvres et des ambiances souvent "glamour" à partir de ready-mades.
Hsia-Fei Chang a réalisé une série d'enseignes lumineuses (Urumqi, 2006) dont on ne sait ce qu'elles vendent exactement si ce n'est de l'imaginaire citadin, intimement lié à la fonction d'éclairage depuis les origines de l'urbanisation. Elle puise son inspiration dans l'atmosphère des rues asiatiques, en y mêlant référances littéraires et iconographiques balnéaires occidentales, évoquant ainsi la mondialisation par les possibilités de voyage mais aussi par l'uniformisation galopante.
L'installation à la peinture phosphorescente "This is the right time" (2006) de Jacques Charlier est une piste de danse à disposition des visiteurs. Contrairement à la "piste aux étoiles" de Carsten Höller, ce sont les passions obscures et sulfureuses qui ont droit de cité ici, dans une atmosphère de dancing populaire peinte à la main. Avec humour et tendresse, l'artiste jour sur le côté off des êtres humains, tout en saluant au passage l'oeuvre d'un Jackson Pollock, dont il garde la technique du dripping mais sans le mouvement, laissant ce dernier à la discrétion du visiteur qui ne se laisse pas intimider.
Dans "Material/Immaterial" (1996/2006), ces deux mots sont projetés sur les boules à facettes qui, l'une fixe, l'autre tournant sur elle-même, les diffusent de manière difractée dans l'espace. Avec un dispositif très simple, Mischa Kuball obtient ici un effet des plus complexes: les reflets, les mouvements et deux mots opposés dématérialisent totalement l'esapace et perturbent les sens.